Graphique illustrant la diversification d'un portefeuille d'investissement

/

/

Diversifier son portefeuille avec l'investissement non coté : la méthode

Diversifier son portefeuille avec l'investissement non coté : la méthode

5 min

Investir dans une seule startup, même prometteuse, revient à parier sur une seule issue. Le non coté regroupe en réalité des réalités très différentes (secteurs, stades de développement, horizons de sortie) et c'est en jouant sur ces différences qu'on construit un portefeuille réellement diversifié, pas simplement en multipliant les tickets au hasard.

Sommaire

Title

Pourquoi diversifier à l'intérieur même du non coté

Beaucoup d'investisseurs pensent avoir diversifié dès qu'ils ont investi dans plusieurs projets. Mais si ces projets sont tous des startups tech en phase d'amorçage, le portefeuille reste concentré sur un seul profil de risque : celui des jeunes entreprises technologiques, sensibles aux mêmes cycles de financement et aux mêmes difficultés (recrutement, time-to-market, levées suivantes).

La vraie diversification consiste à combiner des positions qui ne réagissent pas aux mêmes facteurs. Un ralentissement du financement tech n'affecte pas de la même façon une PME industrielle en croissance rentable. Une startup en amorçage n'a pas le même horizon de sortie qu'une entreprise en phase de croissance déjà proche de la rentabilité.

Concrètement, trois leviers permettent de diversifier à l'intérieur du non coté : le secteur d'activité, le stade de maturité de l'entreprise, et la taille des tickets engagés sur chaque position.

Diversifier par secteur : mode d'emploi

Pourquoi le secteur change le profil de risque

Chaque secteur a ses propres cycles, ses propres risques et ses propres facteurs de succès.

Une entreprise EdTech dépend de cycles budgétaires (institutions, entreprises formatrices), une entreprise industrielle dépend de la demande manufacturière, une entreprise dans la santé numérique dépend de l'adoption réglementaire.

Concentrer son portefeuille sur un seul secteur, c'est s'exposer aux difficultés spécifiques de ce secteur, même si chaque entreprise individuellement semble solide.

Comment répartir concrètement

Il ne s'agit pas de viser une répartition parfaitement égale entre secteurs, mais d'éviter qu'un seul secteur ne représente la majorité du portefeuille non coté. Quelques repères pratiques :

  • Répartir ses tickets entre au moins 3-4 secteurs distincts au fil du temps, plutôt que de concentrer ses premiers investissements sur le secteur qu'on connaît le mieux professionnellement (biais fréquent, notamment chez les investisseurs issus de la tech).

  • Penser aux secteurs qui résistent mieux en période difficile : la santé, l'alimentation ou les services essentiels sont moins touchés par les ralentissements économiques que des secteurs plus dépendants du budget loisir des consommateurs (mode, tourisme, loisirs).

  • Attention à un faux sentiment de diversification : deux startups peuvent avoir des missions très différentes (l'une dans l'environnement, l'autre dans le social) tout en appartenant au même secteur économique. Si ce secteur traverse une crise, les deux seront touchées de la même façon, quelle que soit leur mission. Ce qui protège vraiment, c'est la diversité des secteurs, pas la diversité des messages portés par les entreprises.

Diversifier par stade de maturité et taille de ticket

Amorçage et croissance : des risques différents

Une entreprise en amorçage (premiers financements, produit en validation) porte un risque d'échec plus élevé mais un potentiel de valorisation plus fort en cas de réussite. Une entreprise en phase de croissance, déjà rentable ou proche de l'être, porte un risque plus mesuré mais un potentiel de multiplication généralement plus limité. Pour mieux comprendre les différents stades de développement d'une startup (amorçage, croissance, expansion...), il est utile de savoir à quelle étape de vie se trouve une entreprise avant d'y investir.

Répartir ses investissements entre ces différents stades permet de ne pas dépendre uniquement des cycles de levées de fonds early-stage, particulièrement volatils.

Multiplier les tickets plutôt que concentrer

Sur un budget donné, mieux vaut répartir sur plusieurs projets à ticket plus modeste que tout engager sur un seul dossier, même celui qui semble le plus convaincant.

Concrètement, un budget de 3 000€ répati sur six projets à 500€ chacun expose à six trajectoires d'entreprise différentes, plutôt qu'à une seule. Si un projet échoue, il ne représente qu'une fraction du capital engagé, contrairement à un ticket unique de 3 000€ sur un seul projet, où l'échec de ce projet affecte l'ensemble de la somme investie.

Ce principe vaut aussi dans le temps : on parle de diversification par millésime. Un investissement réalisé en une seule fois dépend fortement du contexte économique du moment. Un marché en surchauffe où les valorisations sont élevées, ou au contraire une période de ralentissement où les levées de fonds se font plus rares. En étalant ses investissements sur plusieurs mois ou plusieurs années, on évite de faire dépendre tout son portefeuille non coté d'un seul point d'entrée dans le cycle économique. Certains projets seront financés en période favorable, d'autres en période plus tendue, ce qui lisse l'exposition globale du portefeuille à un contexte donné.

Cette logique s'applique aussi bien à un investisseur qui démarre (mieux vaut commencer avec plusieurs petits tickets qu'un seul gros) qu'à un investisseur déjà engagé, qui peut continuer à investir régulièrement plutôt que par vagues ponctuelles liées à l'actualité ou à l'émotion du moment.

Construire une allocation adaptée à son profil de risque

Le dosage entre secteurs et stades doit aussi tenir compte du profil de risque de l'investisseur :

  • Profil prudent : privilégier les entreprises en phase de croissance déjà établies, avec un historique d'activité, en limitant le nombre de positions en amorçage pur.

  • Profil équilibré : mixer quelques positions en amorçage à fort potentiel avec une majorité d'entreprises en croissance, sur plusieurs secteurs.

  • Profil dynamique : accepter une part plus importante d'amorçage et de secteurs émergents, en contrepartie d'un horizon de sortie plus long et plus incertain.

Dans tous les cas, la part du patrimoine global allouée au non coté doit rester cohérente avec l'horizon de placement et la capacité à immobiliser du capital sur plusieurs années : plus cette part est importante, plus il faut être certain de ne pas avoir besoin de cet argent à moyen terme. Une bonne pratique consiste à ne jamais y consacrer une part du patrimoine qui mettrait en difficulté en cas d'imprévu financier pendant que le capital reste bloqué.

Les risques à garder en tête

Diversifier réduit le risque de concentration, mais ne l'élimine pas. Le non coté reste un investissement bloqué sur plusieurs années, sans marché organisé pour revendre ses parts à tout moment. La diversification ne protège pas non plus contre un risque de marché généralisé qui toucherait l'ensemble d'un portefeuille. L'AMF détaille ces risques propres au financement participatif par souscription de titres.

Investir comporte des risques de perte totale ou partielle du capital investi ainsi qu'un risque d'illiquidité. Il ne doit concerner que l'épargne dont on n'a pas besoin à moyen terme.

Passer à la pratique

Cette diversification se construit concrètement, projet après projet. Sur Tudigo, les entreprises proposées couvrent des secteurs variés et différents stades de développement (du capital risque au capital développement) avec des profils de risque distincts. Le ticket d'entrée à partir de 500€ permet justement de répartir un même budget sur plusieurs projets plutôt que de tout concentrer sur un seul dossier.


Comment diversifier un portefeuille d'investissement non coté ?


Faut-il diversifier par secteur ou par entreprise ?


Combien de tickets faut-il pour diversifier un portefeuille non coté ?

Intéressé par l'investissement en non coté ?

Créer votre compte sur Tudigo vous permet d’accéder aux opportunités, de définir votre profil investisseur et d’accéder aux analyses de nos experts.

37 rue Thiac, 33000 Bordeaux,

support@tudigo.co

+33 (0)1 82 88 22 09

Tudigo est une plateforme agréée par l'Autorité des Marchés Financiers en tant que Prestataire Européen de Services de Financement Participatif sous le N° 788 438 406

L'investissement non coté comporte un risque de perte en capital et d'illiquidité. Votre capital est immobilisé 5 à 7 ans en moyenne, sans garantie de sortie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

L'investissement non coté comporte un risque de perte en capital et d'illiquidité. Votre capital est immobilisé 5 à 7 ans en moyenne, sans garantie de sortie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Tudigo est une plateforme agréée par l'Autorité des Marchés Financiers en tant que Prestataire Européen de Services de Financement Participatif sous le N° 788 438 406